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Un système qui tourne enfin : s

4 jours de diffusion live avec 50 participants sur Zoom !

Troisième édition au studio. Cette fois, le son devient réellement professionnel, l’hébergement prend une nouvelle forme, l’hiver teste la puissance électrique… Et pour la première fois, je ne cours plus partout. Le Séminaire Thomas Burbidge 2023 marque un basculement : le système est en place.

Investir au bon moment

En 2023, j’investis enfin dans une console numérique Soundcraft UI24R. Je l’attendais. Pas juste pour “avoir une console”, mais parce que le moment stratégique était bon : les projets, le budget, les possibilités. Le système était prêt à passer un cap. La UI24R est headless, pilotable à distance via téléphone ou tablette : parfaite pour le studio. Elle permet un vrai mix, des effets propres, compression, EQ, routing avancé. Des sorties auxiliaires indépendantes pour affiner les retours, gérer le talk, envoyer des mixes spécifiques vers Zoom ou le plateau.

Et surtout : elle me permet enfin de penser le studio autrement. Je peux router un vrai 5.1 ou 7.1 dans l’espace. Utiliser mes quatre points, les subs, le retour, les zones. Exploiter pleinement le vidéoprojecteur de 9 mètres pour des projections cinéma. En stéréo, avec neuf mètres entre les enceintes, ça ne fonctionne pas vraiment. En multipoints bien pensé, oui. Le zonage son devient cohérent, la façade est mieux répartie. Les voisins me remercient : ma boîte aussi. Et pendant le séminaire, on organise même une soirée film. Le lieu commence à assumer toutes ses dimensions.

Une équipe complète

Cette année, Nicolas Blanc rejoint l’équipe au son, et c’est déterminant. Un séminaire comme celui-ci demande un vrai mix en permanence : voix principale, musique, intervenants, changements d’énergie, performances live, visiophonie… Avoir une oreille dédiée stabilise tout. Geoffrey gère la réalisation, Nicolas le son, et je pilote la lumière, les caméras, l’ensemble.

Julia et Julie laissent leur place à de nouvelles intervenantes : Valentine Lagand en copywriting, Pauline Sardat en coaching business. Une nouvelle prof de yoga rejoint l’aventure. Léna, artiste multidisciplinaire, s’occupe de la cuisine et jouera un morceau pendant le séminaire. Un violon viendra performer en fin de session. L’expérience évolue avec le temps. Elle s’étoffe, respire.

L’hiver et les kilowatts

Le séminaire a lieu en plein hiver, en dessous de zéro dehors. À l’intérieur, il faut gérer :

  • 30 kW de chauffage
  • un ballon d’eau chaude
  • la cuisine pour une dizaine de personnes
  • le plateau
  • les lumières
  • les ordinateurs

J’ai tiré une ligne 32A dédiée au plateau : arrivée en tri en 50A par phase… Sur le papier, ça tient. En pratique, il faut surveiller. La domotique suit les charges en temps réel. Après les frictions des années précédentes, je connais parfaitement les équilibres. Le système est sain. Cette fois, rien ne tombe.

Les alcôves

À la fin de l’année, je termine enfin la salle de bain de l’appartement avec mon père et un ami. Quatre ans pour résoudre un problème d’infiltration lié à une malfaçon du chemin d’accès. Tout refaire, assainir. Ce chantier marque un déclic : je transforme la partie dortoir en alcôves, inspirées des hôtels capsule japonais. Confortables, individuelles, suffisamment isolées pour offrir de l’intimité. Un tour bus de luxe. Je termine la structure des lits… une heure avant l’arrivée de l’équipe.

Il reste encore du travail : électricité fine, VMC individuelle, isolation phonique. Puis viendront la cuisine, la terrasse, le chemin d’accès. Mais cette année, le concept est validé : quatre lits doubles, deux lits simples. Un espace familial indépendant au pied du Puy de Dôme, dans la chaîne des volcans classée UNESCO. On accueille les équipes : on peut aussi accueillir des particuliers. Ce n’est plus seulement un studio : c’est une direction.

Le canapé

Cette année, il se passe un truc inattendu. Avec l’avancée du studio, l’équipe en place et la préparation maîtrisée, j’installe tout en deux heures, seul. Quand le séminaire commence, je me retrouve sur le canapé. Sans pression. Je trouve même le temps de travailler sur d’autres choses, tout en gardant un œil sur le cadrage, la lumière, la maison. Je ne suis plus en train de courir partout : je dirige, deviens chef d’orchestre. Et je kiffe 🙂

Le Séminaire Thomas Burbidge 2023 n’est plus un crash test. Ce n’est plus une montée en gamme fragile : c’est un système qui fonctionne. Le son est professionnel, la lumière, la vidéo, maîtrisée. L’hébergement est cohérent, l’équipe stable. Le lieu ne subit plus l’événement : il l’accueille pleinement. Ça, c’est un vrai chapitre 2023.