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Teaser Bloody Mary

A l’occasion du feux d’artifice de Aydat

Bloody Mary : filmer une soirée de l’intérieur

6 août 2025 – Aydat. Il y a des groupes qu’on peut filmer comme un concert classique : une scène, quelques plans efficaces, le public qui chante un refrain, puis générique. Et puis il y a ceux où l’ambiance globale devient presque plus importante que les morceaux eux-mêmes.

Pour le teaser de Bloody Mary Le Groupe, tourné lors du feu d’artifice d’Aydat, l’idée était justement d’aller chercher ça : la sensation réelle d’une soirée. Pas seulement documenter une prestation, mais retrouver ce mélange un peu chaotique d’énergie, de regards, de lumière, de musique et de réactions qui fait qu’un événement fonctionne vraiment une fois les gens dedans.

Le projet s’appuie sur l’expérience du Grand Orchestre Bernard Becker, avec une formule pensée pour l’événementiel : cinq musiciens professionnels, un répertoire adaptable, et cette capacité à faire évoluer la soirée progressivement entre concert live et moment beaucoup plus participatif grâce au karaoké accompagné par le groupe.

Caméra à l’épaule, au milieu des gens

Pour ce type de teaser, je préfère presque toujours tourner “dans” la soirée plutôt qu’autour. Pas de dispositif ultra lourd ni de captation distante depuis le fond du public. Je travaille principalement à la caméra épaule et au Ronin, en me déplaçant constamment pour attraper les micro-moments intéressants : une réaction dans le public, un échange entre musiciens, une lumière qui traverse la fumée, quelqu’un qui chante un refrain un peu trop fort après deux verres… tout ce qui raconte réellement l’ambiance de la date.

C’est probablement ce que j’aime le plus dans ce genre de tournage : passer plusieurs heures à observer comment une soirée se construit progressivement. Au début, les gens regardent encore timidement. Puis le groupe trouve son rythme. Le public se rapproche. Les discussions deviennent plus fortes. Et à un moment précis, impossible à prévoir exactement : tout bascule et commence réellement à vivre.

Techniquement, le Ronin me permet d’aller chercher des mouvements plus fluides au milieu du public, tandis que la caméra épaule garde quelque chose de plus instinctif, plus proche du reportage. J’aime beaucoup mélanger les deux approches parce qu’elles produisent des sensations très différentes au montage : d’un côté une immersion très mobile, presque flottante, et de l’autre une présence plus brute, plus humaine.

Fabriquer un souvenir plus qu’une captation

Le teaser final fonctionne finalement comme une condensation de la soirée. Pas un résumé chronologique, mais une reconstruction émotionnelle de ce qu’on ressent sur place.

C’est aussi pour ça que j’aime filmer des groupes comme Bloody Mary. Leur proposition dépasse largement le simple concert. Entre la partie live et le karaoké accompagné par de vrais musiciens, il se crée rapidement quelque chose de très collectif. Le public ne reste pas spectateur très longtemps. Il finit presque toujours par entrer dans le jeu.

Et au fond, mon travail sur ce genre de vidéo consiste surtout à préserver cette sensation-là : faire en sorte qu’en regardant les images, on comprenne immédiatement que ce groupe ne vend pas seulement une prestation musicale. Il fabrique une ambiance entière.