Un teaser tourné au milieu du stade Marcel Michelin pour annoncer Thomas Kahn à la mi-temps d’un match de l’ASM Clermont. Quelques secondes d’image. Une vue incroyable. Et, en coulisses, les premières écoutes sérieuses des sessions Real World qui commencent enfin à prendre corps.
Retour à la maison, version XXL
Mi-juin 2022 – Clermont-Ferrand. Vingt jours après Bristol, me voilà au centre du stade Marcel Michelin. Pas pour un concert, pas pour une session live. Pour quelques secondes. Un teaser, une video courte : 30 secondes.
Thomas est invité à chanter à la mi-temps d’un match de l’ASM Clermont. On profite de l’occasion pour tourner un court reel. Quelques plans au milieu du terrain, tribunes en arrière-plan, stade presque vide mais déjà impressionnant.
Il y a quelque chose d’assez ironique à passer de Real World, studio posé sur l’eau en Angleterre, à un stade de rugby auvergnat. Et pourtant, le fil ne se casse pas. Je suis toujours là. La caméra aussi.
Quelques secondes, mais un symbole
La vidéo en elle-même n’a rien de monumental. Quelques plans propres, un cadre qui respire, Thomas au centre d’un espace gigantesque. Mais visuellement, c’est fort : le vert du terrain, les gradins rouges, la lumière d’été.
Et ce contraste entre l’intimité d’un pub anglais quelques semaines plus tôt et l’immensité d’un stade, c’est un autre décor, une autre échelle. Et ça raconte quelque chose.
Pendant ce temps, les sessions vivent
En parallèle, les montages avancent (Real World Studios Thomas Kahn). Les premières mises à plat sorties de console commencent à circuler. Pas encore le mix final, pas encore le polish ultime. Juste le son brut, structuré, propre. Et ça sonne, vraiment. Les cuivres prennent leur place, la section groove respire, la voix tient. Pour la première fois, les images que j’ai dans les cartes mémoire rencontrent un son qui leur correspond. Avant, c’était du silence, ou des prises témoins. Maintenant, ça résonne, et tout s’aligne.
Soulagement discret
Quand Thomas écoute les premières mises à plat, il ne fait pas juste un signe de tête poli : « C’est exactement ce que j’avais en tête ». Et ça, c’est une vraie validation. C’est aligné avec sa vision. Et pour moi, c’est un “ouuuf” intérieur.
Parce que jusqu’à cet instant, ça reste un pari. J’ai tourné en plan séquence, pris des décisions de cadre, de mouvement, d’exposition, interprété une intention. Essayé de comprendre ce qu’il voulait vraiment raconter sans qu’il ait besoin de le formuler. Mais tant que le son définitif ne rejoint pas les images, tout reste suspendu. Quand tout s’emboîte, on sait qu’on a visé juste.
Une mini-histoire de plus
Ce teaser au Michelin n’est qu’un petit épisode. Quelques secondes diffusées en ligne pour annoncer une mi-temps de match. Mais il montre une chose simple : le projet continue de vivre. Entre les sessions anglaises et les futures sorties, il y a ces moments intermédiaires. Des scènes locales, des terrains familiers, des images captées presque naturellement. Pas spectaculaire, pas stratégique : juste cohérent. Et parfois, c’est suffisant.