Deuxième morceau complet de la session Sebtet à Tour du Sud, plus ample, plus joueur, avec cette manière très jazz-fusion de faire déraper le cadre sans perdre le fil.
14 mars 2025 – YouTube.
Un mois après Sebtet – One note a day keeps the doctor away !, le Sebtet poursuit la diffusion de sa live session avec Délirium pas très mince.
Le titre annonce déjà une couleur : ça ne va pas forcément rester bien sage dans les lignes. Le morceau avance avec cette énergie un peu oblique du jazz-fusion, où l’on sent que les musiciens s’amusent autant avec la structure qu’avec les sorties de route contrôlées. Rien ne flotte vraiment, mais tout peut bouger.
Tournée aux Studios du Paradis, cette vidéo s’inscrit dans la continuité directe de la session captée à Tour du Sud en octobre 2024. Même logique de réalisation : préserver le live, garder le groupe dans sa durée, laisser la caméra suivre l’énergie plutôt que découper le morceau en plans trop propres.
Le plaisir du live, sans filet décoratif
Ce deuxième morceau confirme ce qui rendait le projet intéressant dès le tournage : Sebtet fonctionne comme un groupe qui se répond en temps réel. Les intentions circulent vite, les regards comptent, les relances changent l’équilibre d’un passage, et la caméra doit rester disponible à ces déplacements.
Le plan-séquence donne à Délirium pas très mince une sensation assez directe. On reste dans la pièce avec eux. Pas de surproduction, pas de vernis inutile, juste un groupe, un lieu, une prise, et ce petit désordre maîtrisé qui fait le charme des musiques jouées ensemble.
Ces deux sorties prolongent naturellement l’article de tournage s (Sebtet à Tour du Sud : trois morceaux, une caméra et pas beaucoup de droit à l’erreur) : d’abord la fabrication, puis les morceaux qui commencent à vivre chacun leur vie en ligne.