La version deluxe de l’album est sortie le 26 janvier. Toutes les sessions live enregistrées à Real World sont désormais en ligne. Un an et demi après l’Angleterre, la boucle est officiellement bouclée. Et pour la première fois, j’ai l’impression que le reportage pourrait vraiment prendre forme.
1 février 2024 – Clermont-Ferrand. Cette fois, c’est fait. La version deluxe de This Is Real est sortie le 26 janvier 2024. Les sessions Real World sont toutes en ligne. La dernière a été publiée quelques jours avant. Plus rien n’est en attente. Plus rien n’est “à venir”. L’Angleterre appartient désormais au passé… mais un passé visible.
Je repense aux 76 prises, la lumière anglaise, la fatigue, la route. Et à Bristol, aux festivals, à la Coopé. Un an et demi plus tard, tout tient debout. Et ça fait du bien.
Les lives vivent leur vie
Les vidéos circulent. Elles sont intégrées à la communication autour de l’album deluxe. Certaines passent en radio. Thomas continue de tourner, des dizaines de dates en France, en Europe, quelques escapades plus loin. L’album vit, se défend sur scène. Il trouve son public.
Ce qui était un pari ambitieux – mobiliser un studio comme Real World, structurer un dossier, tourner en plan séquence avec des contraintes fortes – devient une pièce cohérente du projet. Ce n’était pas une parenthèse. C’était une étape. Et aujourd’hui, elle est visible.
Pas en retard, juste en train de faire…
Le reportage, lui, n’est toujours pas sorti. Mais contrairement à ce que je pouvais penser quelques mois plus tôt, je ne le vis pas comme un échec. Je suis short, oui. La maison évolue : d’autres productions prennent du temps. Les journées se remplissent très vite, mais je travaille dessus.
Je dérush, retranscris, classe, monte, et note des idées de structure, des débuts de script. A voir des fils narratifs apparaître. Des correspondances entre les lieux, entre les regards captés à Real World et ceux d’un festival breton. Entre l’intimité d’un pub et l’immensité d’un plateau télé. Il y a de l’actualité, et y a encore des dates : ce n’est pas un projet froid. Je pense sincèrement pouvoir sortir quelque chose bientôt. Peut-être un peu en retard. Mais pas hors sujet.
Une mini-série prend forme
Une idée m’obsède un peu : une série courte. Parce que ça correspond. Trois à cinq minutes par épisode, format digest, un peu de voix off. Un montage propre, resserré, pas un long documentaire. Pas encore.
Une mini-série. Un épisode sur Real World, un autre sur la route. Peut-être un sur la mécanique de tournée. Je fais des tests. J’assemble des séquences, je me rends compte que la matière est plus que suffisante. Trop dense pour un simple clip récapitulatif. Trop riche pour rester dans un dossier d’archives.
Le nerf de la guerre, version réaliste
Évidemment, il y a toujours la dimension entrepreneuriale. Le budget est consommé, totalement. Certaines dépenses ont été plus complexes à absorber que prévu. Rien d’exceptionnel. Rien de catastrophique. Juste la réalité d’un projet ambitieux. Je regarde les chiffres, fais mes calculs, et soupire un peu. Puis je relance Premiere.
Parce que ce que je vois à l’écran dépasse les lignes comptables. Ce que nous avons tourné à Real World, et tout ce qui a suivi, a une valeur qui ne se mesure pas uniquement en factures.
Une fenêtre encore ouverte
En février 2024, la fenêtre de communication est encore cohérente. La deluxe vient de sortir, les lives sont frais et la tournée continue. Tout le monde est un peu short, oui. Le label gère ses priorités. Thomas enchaîne les dates. Moi, je jongle entre les productions. Mais le projet n’est pas à l’arrêt, le bon moment viendra.
Je suis optimiste : je ne sais pas encore exactement quelle forme prendra le reportage. Mais je sais qu’il existe. Il est là, dans les disques durs, dans les notes, dans les dossiers bien rangés.
Et pour la première fois depuis longtemps, je ne ressens pas l’urgence. Je ressens la possibilité.