Un clip, une discussion, et tout ce qui se passe entre les deux. Parfois, le plus intéressant n’est pas le résultat… mais ce qu’il raconte.
Montrer ce qu’on ne voit pas
Octobre 2023 – NGCStudio. Au-delà des setups et des câbles, ce qui m’intéresse vraiment, ce sont les histoires. Pas celles qu’on raconte après, mais celles qui se jouent pendant. Avec Spelim, l’idée est assez simple : mélanger interview et backstage. Pas pour expliquer, mais pour montrer ce qui se passe autour d’un clip. Les intentions, les contraintes, les choix qui transforment une idée en quelque chose de concret.
Un clip publié en ligne est toujours propre. Monté, étalonné, calibré. Tout est à sa place. Mais derrière ces quelques minutes, il y a autre chose. Des discussions, des hésitations, des ajustements. Des décisions parfois invisibles, mais déterminantes. C’est ça que j’ai envie de capter.
Un tournage qui reste ouvert
On part donc sur un format hybride. On tourne le clip, et en parallèle, on garde des moments d’échange. On ne sépare pas vraiment les deux : on passe de la discussion à l’image sans transition nette. On parle, on teste, on ajuste, on tourne. Rien n’est complètement figé : le projet se construit en avançant. Le studio devient un terrain de jeu assez naturel. On déplace les cadres, on teste des couleurs pour créer des ambiances, on ajuste la lumière pour donner du relief. Rien de spectaculaire, mais tout est possible rapidement. Et c’est ça qui change tout.
Un système qui disparaît
Tout ce qui a été construit les mois précédents est là. Je n’ai pas besoin de penser à chaque détail technique : on utilise la nouvelle scèno de Spelim. Un grand cube en led pixel déstructuré, fabriqué avec Léo et Jonh. Un peu comme le setup de Ashéo et Rouge Sang, premiers pas en production virtuelle, mais en vrai ! Ça fonctionne. Et du coup, je peux me concentrer ailleurs. Sur le rythme, sur l’image, sur ce qui se passe devant la caméra, sur l’artiste. La technique ne disparaît pas vraiment. Mais elle ne prend pas plus de place.
Une autre manière de raconter
Ce format change aussi la manière de construire le contenu. Ce n’est pas un tutoriel, pas une démo, pas une vitrine. C’est une immersion. On ne cherche pas à tout expliquer : on laisse des choses se comprendre d’elles-mêmes. On montre sans forcément commenter, laisse de la place. Le clip devient une partie du récit, pas la finalité.
Avec Spelim, il se passe quelque chose de plus calme. Après les formats longs, les séminaires, la série House… on revient à un projet plus direct, plus simple en apparence. Mais avec un studio qui a évolué entre-temps. Le système est là, en arrière-plan. Stable. Silencieux. Et ça permet de raconter autre chose : moins sur la technique, plus sur les processus, sur les moments. Et ça, ça donne envie de continuer !